>> ARCHIVESEn avril à l'Actée

Les 13, 14, 15, 20 et 21 avril, à 20h 30
Pour clore en beauté la saison 05/06 à l’Actée,
pour commémorer le 10e anniversaire de la mort de Marguerite Duras
et pour fêter le 30e anniversaire du Théâtre de Poche du Pays-Haut,

Un spectacle tendre et violent :

La Pluie d’été
Adaptation théâtrale du roman de Marguerite Duras.

Mise en scène : Lydie Ferry
Création des lumières : Matthieu Ferry
Création sonore : Chloé Catoire
Régie : Clément Henrion et Xavier Ponsignon

avec :
Grégory Szkudlarek : Ernesto
Marie Collin : Jeanne
Mireille Thibaut : la mère
Daniel Ferry : le père
Philippe Spillmann : l’instituteur
Magali Carrière : la journaliste

En 1990 paraissait l’un des derniers romans de Marguerite Duras : La Pluie d’été.
Ce texte avait longuement mûri pendant de nombreuses années puisque en 1971, elle écrivait un conte : « Ernesto », en 1985, elle réalisait un film « Les enfants » développant déjà le thème abordé dans le roman.
Ce texte est plus que jamais d’une actualité troublante : il traite de l’enfance, de l’exclusion, de l’immigration, de l’éducation et du savoir, mais aussi d’amour et de bonheur douloureux dans la famille. Une écriture dans deux états à la fois : la lucidité du monde et l’utopie poétique d’un autre monde.
Au commencement, il y eut cette phrase, isolée, trouvée dans un album d’enfant, et offerte à Marguerite Duras. Une phrase tout à fait pour elle, digne d’elle : « Je retournerai plus jamais à l’école, parce qu’à l’école on m’apprend des choses que je sais pas.»

C’est ainsi que commence La Pluie d’été : Ernesto va à l’école pour la première fois. Il revient. Il va tout droit trouver sa maman et lui déclare : « Je retournerai pas à l’école parce que à l’école on m’apprend des choses que je sais pas. » La maman s’arrête d’éplucher les pommes de terre : « En voilà une bien bonne ! » elle dit.

Ernesto malicieux, ange asexué et contestataire dont la rébellion se nourrit d’intelligence et de lucidité paisible.
La conscience de génie d’Ernesto, celle du « monde loupé », nous aide à ouvrir les yeux sur un univers très commun qui pourtant nous est inconnu et permet de poser des questions essentielles.
Ernesto, c’est l’intuition de la Révolution. Il est les enfants de demain. Il est l’espoir. Ernesto, c’est un arbre insolent de beauté dans un océan de béton.

Duras dit ce que l’on cherche à dire parfois depuis longtemps. Elle peint notre monde et la lutte de l’homme de ce monde dans l’espoir de provoquer un coup de foudre. Apprendre à dire NON. Un texte qui donne tout à voir à partir du manque.
Une Pluie pour noyer le monde loupé et faire germer une envie de liberté.

Réservations au 03-82-24-58-41 ou par courriel : actee-theatre@orange.fr

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