>> ARCHIVESMars à l’ACTÉE-THÉÂTRE

> QUÉQUETTE BLUES
Création théâtrale d’après la BD de BARU
par  la Compagnie des Bestioles (Metz) en résidence de création à l’Actée-Théâtre en partenariat avec la Ville de Longwy

Vendredi 14 et Samedi 15 mars à 20h 30        

Adaptation :Brice Durand
Mise en scène :Martine Waniowski et Brice Durand
COMEDIENS :Magali Montier  Olivier Piechaczyk
Augustin Bécard  Fabrice Colombero
Hervé Urbani  Reda Brissel
lumière Jeff Metten
Musicien :Denis Jarozinski
REGIE SON : Clotilde Ast

L’histoire se situe du côté de Villerupt, entre les usines sidérurgiques et la frontière luxembourgeoise.
Une chronique vigoureuse, attachante de l’adolescence dans une cité ouvrière de l’est de la France, au milieu des années 60, racontée de “l’intérieur” d’une bande de copains d’enfance, élevés dans l’ombre portée de l’usine d’un coin de Lorraine. Le choc des générations et des classes sociales, les filles, la musique, les bars, le manque d’argent mais l’amitié plus forte que tout… Et puis bien sûr à l’arrière-plan, comme toujours chez Baru, un regard aigu et exigeant porté sur le monde, ses inégalités et ses contradictions.

Il y a vingt ans, Quéquette blues marquait les débuts de Baru dans le monde de la bande dessinée, et déjà les thèmes de prédilection de l’auteur étaient présents : sur fond de rock’n’roll, une jeunesse banlieusarde un peu paumée, entre chômage et travail à l’usine, à la recherche de distraction et en proie aux mauvais coups… Le premier volet de cette série avait été récompensé à Angoulême par le prix du « meilleur album espoir ». Espoir confirmé par la suite, puisque Baru a depuis enchaîné les albums marquants jusqu’au dernier en date, L’Enragé (Dupuis, 2004).

Le récit de Quéquette blues commence le dernier jour de 1965 ; le passage symbolique d’une année à l’autre ne va pas changer grand-chose à la vie des principaux protagonistes malgré les attentes et les espoirs que chacun peut placer à l’aube de la nouvelle année. Il y a cette petite bande de copains, dont la moitié travaille à l’usine. Pour les amis d’Hervé, ce réveillon va être l’occasion d’un pari : le jeune homme doit perdre son pucelage dans les trois jours ! C’est un long et festif week-end qui s’annonce alors : entre troquets et bals populos, les errances de la petite troupe sont émaillées de rencontres pittoresques et de scènes qui oscillent entre le pathétique et l’humour potache. Tendres losers, filles (trop) faciles, idiot du village et rocker du dimanche : tout un petit monde mis en scène avec beaucoup d’humanité est ici représenté.

Avec le temps, on aurait pu craindre un certain affadissement, un petit « coup de vieux », qui aurait fait de la lecture de Quéquette blues un simple moment de nostalgie. C’est qu’il s’en est passé des choses en vingt ans. L’histoire n’a rien perdu de sa force. Mais surtout, on saisit combien ce récit reste toujours aussi actuel, ancré dans une réalité sociale qui n’a pas réellement évolué depuis. Sans une once de démagogie ou de discours déguisé, juste en quelques scènes finement choisies et racontées avec un habile mélange de truculence, d’intime et de tendresse, Baru peint un tableau d’une émouvante sincérité. Celui d’une banlieue peu riante aux distractions trop rares, où tout le monde se connaît sans forcément se parler et où l’usine, cathédrale de tuyaux crachant d’épaisses fumées grises surplombe la ville, accueillant quotidiennement dans son ventre la centaine d’ouvriers pèlerins.

BARU  AUTEUR
Né à Villerupt dans une famille ouvrière et biculturelle, d'une mère française d'origine bretonne et d'un père italien, Hervé Baruléa, dit Baru, est l'aîné de trois garçons. Ses parents communistes étant convaincus qu'il n'y avait pas de pain à gagner dans le dessin, Baru enseigne l'éducation physique avant de s'aventurer dans une carrière de dessinateur. Ce n'est qu'à trente ans passés qu'il prend la décision de se consacrer à la bande dessinée, trouvant l'inspiration dans son histoire personnelle, ses années d'adolescence passées en France, ou encore ses voyages accomplis aux quatre coins du monde. Il ne tarde pas à donner tort à ses parents en devenant très vite un dessinateur à temps plein et un artiste reconnu du grand public. Il débute en 1982 dans 'Pilote', avec des récits complets, et publie, deux ans plus tard, les « Quéquette Blues », récit partiellement autobiographique de la vie quotidienne des enfants issus de la classe ouvrière française.

En 1985, Dargaud publie « La piscine de Micheville », suivi des deuxième et troisième volumes de Quéquette Blues.
En 1985 et 1987 paraissent, chez Futuropolis, « La communion du mino » et « Vive la classe ».
Hervé Baru réalise alors pour l'Echo des Savanes « Cours camarade », puis « Le chemin de l'Amérique »  (Alph'art du meilleur album 1991 à Angoulême, coécrit avec Jean-Marc Thévenet), publiés en 1988 et 1990 par Albin Michel.
C'est en avril 1995 qu'il publie « L'autoroute du soleil » chez Kodansha, puis chez Casterman en septembre. Cet album se verra couronné du Prix des libraires spécialisés et de l'Alph'art du meilleur album 1996 au festival d'Angoulême. Derniers albums publiés : « Sur la route encore » (janvier 1997), « Bonne Année » (septembre 1998) et « Les Années Spoutnik » (4 albums parus) chez Casterman toujours. Avec « L'Enragé » (novembre 2004), Hervé Baru fait une entrée fracassante dans la collection "Aire Libre" aux éditions Dupuis.

 

>>>>> Renseignements et réservations (indispensable!)  : 03 82 24 58 41 ou actee-theatre@orange.fr <<<<<

 

> LES CONFIDENTS
de Philippe Claudel
« Délecte fantastique »

par Lydie Ferry
du Théâtre de Poche du Pays-Haut (Longwy)

Dimanche 30 mars à 17 heures

Philippe Claudel, professeur à l’Université de Nancy, est aussi auteur et scénariste. Il a reçu le prix Renaudot en 2003 pour son roman Les Âmes grises, adapté au cinéma en 2005 par Yves Angelo. Il a publié en 2007 Le rapport de Brodeck (Goncourt des Lycéens) et son premier film, en tant que réalisateur, Il y a longtemps que je t’aime, sortira le 19 mars prochain.
Philippe Claudel s’est aussi illustré dans le genre du récit bref avec, en 2003, Les petites mécaniques dont sont tirés Les Confidents, une nouvelle « teintée de fantastique ». Le fantastique, « un procédé qui permet l’accès à une connaissance de soi, du monde ou des autres, inatteignable par des moyens classiques et réalistes. »

Les Confidents, lecture-mise en espace

Spectacle hors-abonnement, tarif unique : 5 euros

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