>> ARCHIVESEn Février à L'Actée…

> JE NE SUIS JAMAIS ALLÉ À BAGDAD
de Abel Neves
Adaptation française d’Alexandra Moreira da Silva
Mise en scène : Sophie Langevin

Jeudi 5 février à 20h 30

Il s’agit de la première lecture d’un triptyque d’œuvres du Nouveau Théâtre Portugais qui se poursuivra en Juin puis à la rentrée 2009 avec deux autres jeunes auteurs lusitaniens à découvrir.

Une tournée transfrontalière de ces textes est organisée avec le soutien de l’Institut Camoes de Luxembourg, à la Kufa d’Esch-sur-Alzette et au Théâtre du Centaure à Luxembourg, au Centre Culturel d’Aubange en Belgique et au Gueulard de Nilvange en France. La première étape de cette tournée aura lieu à l’Actée-Théâtre où sera lu Je ne suis jamais allé à Bagdad.

L’auteur, Abel Neves, est né dans une petite ville du Nord du Portugal, il a écrit de nombreuses pièces de théâtre, des romans et de la poésie. Deux de ses pièces sont traduites en français dont Je ne suis jamais allé à Bagdad.

De quoi s’agit-il ?
2003, les Américains sont en Irak. Saddam n’est pas encore mort mais les bombes explosent déjà sur les marchés. La pièce raconte l’histoire d’un jeune couple qui est en train de changer d’appartement. Dans le désordre du déménagement, la télé devient le seul objet important et immédiatement repérable. En effet, Rogério veut absolument se tenir au courant de l’évolution de la guerre en Irak. Ce drame lointain vient se superposer au drame intime vécu par le couple : Gloria est gravement malade. L’attention se porte sur le quotidien le plus banal et sur les images du journal télévisé.

Je ne suis jamais allé à Bagdad  est un petit bijou de finesse sur le rapport du couple, qui, sans en avoir l’air, interroge aussi notre monde qui se nourrit de la télévision omniprésente dans le quotidien des familles. C’est drôle, et tragique à la fois.

Tarif unique : 5 €

> Renseignements  : 03 82 24 58 41 ou actee-theatre@orange.fr <

 

> PETIT BOULOT POUR VIEUX CLOWN
de Matéi Visniec
La nouvelle création du Théâtre de poche du Pays-Haut (Longwy)

Jeudi 26, Vendredi 27 et Samedi 28 février à 20h 30

Mise en scène : Lydie Ferry
Création Lumière : Matthieu Ferry
Création Son : Chloé Catoire
Régie : François Muller

Avec :
Olivier Aromatario, Daniel Ferry, Philippe Spillmann

Un bureau d’embauche un rien étrange…
Ils sont trois à prétendre à ce dernier petit boulot, trois vieux clowns en concurrence pour l’emploi.
Chacun doit évincer les deux autres et c’est dans une explosion de rires qu’ils feront assaut de virtuosité, tellement sûrs de leur art, mais pitoyables et pathétiques de maladresse, et de cruauté.
Peur et égoïsme ne pourront aboutir qu’à une issue fatale.
Nous sommes dans la convention :
- des clowns, italiens comme il se doit…
- un bureau d’embauche…
- une rivalité pour un dernier emploi…

Cela permet la Comédie et c’est avant tout une Comédie, une farce même, mais une farce sérieuse …..
Car, derrière…, des questions existentielles :
Visniec s’inscrit dans une tradition qui fait du clown l’archétype de l’Artiste
« Un jour, Un jour, bientôt peut-être,
Un jour j’arracherai l’ancre qui tient mon navire loin des mers
Avec la sorte de courage qu’il faut pour être rien et rien que rien
Je lâcherai ce qui me paraissait m’être indissolublement proche
CLOWN, abattant dans la risée, dans l’esclaffement, dans le grotesque, le sens que toute lumière je m’étais fait de mon importance.
Je plongerai.
Sans bourse dans l’infini-esprit sous-jacent ouvert à tous, ouvert moi-même à une nouvelle et incroyable rosée.
A force d’être nul
Et ras
Et risible…
Clown… » (Henri MICHAUX)

….

FILIPPO : Il s’agit de talent ici. De génie !
NICOLLO : Qu’est-ce que tu y connais ? Je les faisais rouler par terre de rire, moi, moi !
PEPPINO : L’Art ! L’art ! Qu’est-ce que vous savez de l’Art, bandes d’empotés.
(Matéi VISNIEC)

….

L’être humain peut-il accéder aux hautes sphères de l’Art ?
Ou bien, l’Art n’est-il que dérision ? Et ne mène-t-il qu’à la mort ?
Victime de son égoïsme et de ses peurs échappera-t-il à son destin ?
Tragédie alors ?

L’écriture de Visniec se présente comme une partition musicale où les mots rebondissent à l’envi entre les personnages, dans une cavalcade de truculences, ménageant de courtes pauses, comme si l’urgence de la parole, dans une énergie vaine pouvait entraver le cours du temps :

Ils font du « sur place », comme Nicollo dans son numéro, collés les uns aux autres sans pouvoir se détacher.

Le comique naît de l’outrance verbale,
la poésie, des redondances et des répétitions comme une musique infernale,
le pathétique, de la force et de la violence avec lesquelles les protagonistes se défendent .
Le spectateur rira cruellement comme devant des insectes se débattant dans un bocal mais avec un rien d’indulgence et d’attendrissement.
Car ces clowns ne ressembleraient-ils pas un peu à tout un chacun ?
Nettement distincts dans leur  « profil » caricatural, ils proposent un échantillon des comportements humains.

Durée 1h 35

> Renseignements  : 03 82 24 58 41 ou actee-theatre@orange.fr <

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