>> ARCHIVESEn Janvier 2010 à L'Actée…

vœux 2010

> LA MALADIE DE LA MORT
de Marguerite Duras

Vendredi 8 et Samedi 9 janvier à 20 h 30
Production : Premiers Actes

Mise en scène : Léa Drouet

Lumières et Scénographie : Matthieu Ferry
Costumes et Décor: Marie Guillon le Masne
Son : David Stempfli

Avec : Laëtitia Yalon et Christophe Piette

Une femme, liée par un contrat qui semble encadrer le fantasme de l’écrivain, s’offre à un homme ne connaissant que ses semblables, c'est-à-dire d’autres hommes. Le désir de cet homme est un désir à la fois absent et mortifère.
C’est un désir inassouvi, un impossible amour, un impossible regard, mais cependant perpétuellement tenté. Ces mouvements de tentative, ces cycles interrompus sont une base d’écriture pour une partition improvisée à trois : voix, lumière cinétique, musique électronique. Le rythme du texte est celui du ressac infini dans lequel l’esprit se perd, se projette sans repère.
La scène de l’Actée est recouverte d’un plan d’eau où se reflètent projecteurs et lasers. La parole s’élève dans ce milieu liquide transfiguré par la lumière.

> Renseignements  : 03 82 24 58 41 ou actee-theatre@orange.fr <

 

> STAGE MARIONNETTES

Samedi 16 janvier

Pour les Ados et Jeunes (à partir de 13 ans) et les Adultes / Durée 6 heures
de 10h à 12h et de 13h à 17H (Possibilité de repas sur place (sorti du sac)
Prix du stage : 20 € Nombre de places limité.

Inscription dès maintenant au 03 82 24 58 41 ou actee-theatre@orange.fr

Le stage sera animé par Jean Poirson et Françoise Giaroli de la Compagnie Coup de théâtre.

« Depuis plusieurs années, Coup de théâtre œuvre dans le domaine de la Marionnette et oriente cet art vers le public adulte.
Les marionnettes de taille humaine et très stylisées peuvent pousser très loin la caricature ou le grotesque ou aller, au contraire, vers la poésie, la féerie….
Durant cette journée de stage, nous travaillerons avec les marionnettes de la compagnie autour de la relation entre le manipulateur et l’objet. Nous tenterons de rendre vivant ce qui ne l’est pas. Enfin nous essaierons d’établir un véritable dialogue entre la marionnette et son manipulateur.
Ce travail nécessite au préalable de développer de nombreuses qualités de comédiens : voix, énergie… que nous aborderons au travers d’exercices variés.
Nous terminerons par la mise au point de courtes scènes issues d’improvisations qui développeront cette notion de « dialogue » marionnettiste / marionnettes. »

Jean Poirson

 

> LA MAISON OPÉRA
Spectacle Jeune Public à partir de 7 ans

Dimanche 24 janvier à 17 heures
par l’Héliotrope Théâtre

Texte, Scénographie et Mise en scène : Michel-Jean Thomas

Lumières : Gillian Duda
Costumes et marionnettes : Sylvie Lyonnet
Régie : Soizic Lambin

Avec : Sylvie Lyonnet (la costumière) et Cécile Rives (la cantatrice)

Musiques : Gluck, Mozart, Johann Strauss, Georges Aperghis, Donizetti, Eric Serra, Verdi.

« La maison Opéra » détermine le désir fort de porter au plus près des publics un art qui est appréhendé, habituellement, avec une certaine défiance. Cette défiance provient de la « non connaissance », ou plus exactement, de la méconnaissance qui fait croire à beaucoup de spectateurs, qu’il s’agit d’un art réservé à l’élite, un art qui demande une formation spécifique qui ne serait enseignée que dans les milieux privilégiés, un art du passé.

Au centre de ce spectacle, la voix et l’Opéra, l’Opéra en tant que lieu de représentation et l’Opéra en tant qu’art essentiel, véhicule émotionnel d’une écriture dramatique. L’opéra et les personnages, l’opéra et le costume, l’opéra et le masque, la relation entre une chanteuse et une costumière, la relation entre la factrice de masque et le personnage dans un lieu théâtral représenté par un décor maquette à grande échelle. Nous sommes attentifs à ce que la voix et la chanteuse reste au centre de nos préoccupations dans une relation, au quotidien, à la « maison théâtre », dans laquelle chanteuse et costumière évoluent pendant les répétitions d’un répertoire du classique au contemporain.

Le masque est populaire dans toutes les cultures, il est une manière de représentation qui permet de mieux comprendre les caractères des personnages en présence en leur donnant une identité immédiate. Le masque est lui aussi une possibilité d’une autre poétique, d’un mode différent de lecture.

Le costume, la marionnette et le masque, facilitent la représentation de nombre de personnages autres que les personnages de la chanteuse et de la costumière, comme une représentation poétique des interlocuteurs dans la maquette / castelet, d’un scénographe. Les marionnettes jouent en taille réduite les rapports au personnage principal, à la manière d’un jeu d’enfant, quand le grand, à dimension réelle met en scène les personnages qui l’entourent, qui eux, sont dans la dimension de la marionnette.

Dans le castelet théâtre, la mémoire et l’inventivité de la costumière/marionnettiste permettra la représentation d’instants opéras et d’une relation privilégiée dans la rencontre de deux arts, celui de la matière et celui du chant, tous les deux au service de la même passion : L’OPERA. (M.-J. Thomas)

L’histoire
Une costumière, étrange habitante de « La Maison Opéra » attend la visite d’une jeune chanteuse pour un essayage.
La costumière est la mémoire du lieu, la mémoire de l’Opéra. Avec l’arrivée de la chanteuse une complicité s’établit et elles jouent toutes deux avec des « moments d’opéra », avec les personnages et les musiques. Tissus, ébauches de costumes, marionnettes, costumes somptueux,… pour passer du temps présent (jeunesse de la chanteuse et appartenance au temps actuel), au temps abstrait de la représentation. La scène est le théâtre d’une succession de moments « Opéra », une succession d’extraits et l’élaboration de scénographies différentes. Les personnages, toujours portés par la voix en direct sont incarnés par la chanteuse, par des marionnettes …
Les gestes de la costumière/marionnettiste accompagnent, ou non, les moments de ces essais, sous l’œil vigilant du metteur en scène que l’on devine, placé de l’autre côté des projecteurs.
Du costume du quotidien, au costume d’apparat, de la marionnette grave et romantique au personnage burlesque, chaque parti pris scénographique sera prétexte à découvrir ou retrouver ce qui fait la beauté de l’opéra.

Le témoignage d’un spectateur époustouflé
La Maison Opéra, il fallait oser. Organiser la rencontre entre un public néophyte en la matière et une cantatrice, chevelue de surcroît, quel culot, quelle audace, non mais… pour qui se prennent-ils ?!
Mais il y a tout de même cette curiosité qui me titille, comment vont-ils s’y prendre ? Alors j’y vais, je me rends à l’invitation que j’avais laissée sur le côté du bureau, ne sachant pas trop s’il fallait la jeter ou la garder.
Je m’assieds dans le fauteuil rouge, dubitatif malgré le fait que je connaisse la compagnie. Je m’enfonce bien dans le velours, comme si cette position tendait à me protéger de ce que je vais découvrir, voire «subir »….
Le premier personnage entre en scène et s’adresse directement à nous. Jusque là rien d’anormal, c’est du théâtre !, même si cela nous oblige à nous investir tout de suite, d’une certaine manière. Nous ne sommes donc pas de simples spectateurs, on nous dérange dans notre confinement velouté, on nous interpelle, on crée le lien… à froid….
Puis entre sur scène un deuxième personnage, longiligne, fluet, qui donne presque une impression de fragilité.
Quoi, cette femme une cantatrice, non, une cantatrice est plus imposante avec une forte poitrine, une caisse de résonance…..
Tout à coup, elle interprète son premier morceau, et là c’est le choc, je suis à la fois happé de mon fauteuil, comme si mon corps ne me répondait plus mais réagissait à quelque chose que je ne maîtrise pas, et cloué sur place tant cette voix me transperce, me transporte, je sais de suite que je ne pourrais plus quitter cette salle avant la fin du spectacle, quoiqu’il arrive.
Les scènes se succèdent et je suis sous le charme, toujours cette voix que j’attends maintenant presque avec impatience.
Le subtil mélange du chant, du théâtre et de la marionnette est bluffant.
Tantôt en répétition à vue, en essayage de costumes, tantôt en jeu, les comédiens chanteurs laissent la part belle aux marionnettes, si bien que je ne sais plus qui est qui, marionnettes ou comédiens ?, et je m’en fiche, la magie opère et c’est bien cela le principal. (Lionel Guingrich).

Tout public à partir de 7 ans
Tarif unique : 8 euros

 

> Renseignements  : 03 82 24 58 41 ou actee-theatre@orange.fr <

 

 

 

 

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